Se faire tabasser gratuitement à la sortie des boites de nuit de Toulouse devient la norme

Se faire tabasser gratuitement à la sortie des boites de nuit de Toulouse devient la norme


 

Sentiment d’impunité, alcool, manque de surveillance ? Les raisons qui expliquent ce déferlement de violence lors de virées nocturnes de jeunes dans la ville rose ne sont pas encore très claires. Néanmoins, force est de constater que la recrudescence des agressions, souvent crapuleuses, à la sortie des boites de nuit toulousaines commence à devenir inquiétant.

Deux jeunes en colère et certainement traumatisés par ce déferlement de violence gratuite ont tenu à témoigner.

Adrien* a 19 ans. Un soir d’octobre, il va fêter l’anniversaire d’un ami dans une boite de nuit du centre-ville. Vers cinq heures, il décide de rentrer à pied accompagné d’un ami chez qui il va dormir. C’est sur le chemin du retour qu’il se fera violemment agresser. Il a pourtant la carrure d’un rugbyman, sport qu’il a pratiqué plus jeune. Sur leur chemin, lui et son ami se font accoster par un groupe de voyous. Adrien prend la fuite mais voyant que son ami se fait encercler, il revient sur ses pas pour l’aider. C’est alors que le groupe d’une dizaine de jeunes le tabasse et demande à son ami d’aller retirer 100 euros ou alors ils continueraient à le frapper. Le garçon s’exécute.

Adrien s’en sortira avec de multiples hématomes, la lèvre fendue en deux et un traumatisme crânien.

Au même moment, Victor*, intérimaire, était passé à tabac sur un parking d’une boite de nuit. Choqué depuis l’agression, il ne supporte plus le regard des autres. Selon le médecin légiste, ce tabassage aurait pu lui couter la vie. Alors qu’il rentre en voiture avec un ami, un groupe de jeunes lui barre la route au volant d’une Clio. Ils sortent en affirmant qu’ils ont insulté sa femme. Victor tente de calmer le jeu, il va se faire rouer de coups notamment par un petit baraqué, la vingtaine et ayant parlé à un moment une langue étrangère. Comme si la pluie de coups n’avaient pas suffit, il se fera voler sa bague et sa montre. Il attend à présent que ses agresseurs soient retrouvés.

Source: La Dépêche

*Les prénoms ont été changés





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